Interview

Portrait d’Asso – Le Syndicat National des Aidants

En France, douze millions de personnes accompagnent au quotidien un proche malade, handicapé ou en perte d’autonomie. Pourtant, les aidants restent sans statut reconnu, sans droits suffisants, souvent au prix de leur santé et de leur vie professionnelle. Pour changer la donne, le Syndicat National des Aidants vient de voir le jour.

Aurélien Schaller, délégué pour la Meurthe-et-Moselle, connaît cette réalité de l’intérieur. Père d’une fille en situation de handicap, il témoigne d’un quotidien où les rôles se multiplient : accompagnement médical, démarches administratives, montage de dossiers. Une situation partagée par des millions de familles, souvent invisibles dans le débat public.

La création d’un syndicat plutôt qu’une association répond à une logique précise : contrairement aux associations, les syndicats disposent d’un droit d’accès aux instances publiques. Les pouvoirs publics sont dans l’obligation de les recevoir, ce qui permet d’engager un véritable rapport de force pour faire avancer les droits. Le SNA entend ainsi peser sur les politiques publiques, avec déjà une vingtaine de dossiers en cours de finalisation.

Parmi les priorités : la reconnaissance officielle du statut d’aidant, l’aménagement des conditions de travail, et une loi dédiée, sur le modèle de celle de 2005 pour le handicap. Le syndicat, fondé en début d’année par sa présidente Sonia Jabri, revendique déjà près de huit cents adhérents et trente-huit représentants sur tout le territoire, jusqu’à La Réunion. L’adhésion est gratuite pour les aidants la première année. Toutes les informations sont disponibles sur ⁠syndicat-national-aidants.fr⁠.


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